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| 13-05 18:00: | [OGM] - Rassemblement important |
| 16-05 20:00: | Crise alimentaire - soirée débat |
Opération : Pissenlit, mon ami …
Cette pétition et son adresse ont été adressées par mail aux principaux titres de média national et aux principaux sites d’information environnementale dont revues de consommateurs.
LETTRE OUVERTE AUX CONSOMMATEURS
Madame, Monsieur,
Nous souhaitons attirer votre attention sur le caractère insidieux d’une publicité télévisuelle concernant un désherbant dans laquelle un superbe pissenlit est à la fois acteur et victime. Pissenlit mon ami, courage.
On n’attend pas d’une publicité qu’elle informe objectivement ; on est censé exercer son esprit critique et le pissenlit n’est pas une espèce menacée. Soit… Néanmoins, vanter un désherbant n’autorise aucunement à discréditer des végétaux utiles et à inciter à leur éradication.
Une publicité pour désherbant qui se vante de détruire totalement une salade devrait de facto se retourner contre son fabricant, mais la notion de mauvaise herbe est hautement subjective et variable. Chaque jardinier a sa propre idée là dessus. Quoi qu’il en soit, transformer, en icône télévisuelle de ce genre, un végétal parfaitement comestible, pour sa capacité à se re-semer naturellement, constitue un abus caractérisé eu égard aux problématiques relatives à la préservation de la biodiversité et des ressources, qui plus est, alimentaires.
D’autant que cette publicité est évidemment vue aussi par des spectateurs peu avertis, en particulier les plus jeunes, chez lesquels elle induit et surtout, fixe une image erronée de la plante et infirme d’office les efforts pédagogiques en matière environnementale et sanitaire.
Qu’un fabricant, pour vanter un désherbant, s’autorise à désigner spécifiquement une seule et unique plante, comestible, à la reléguer au rang des nuisibles et à en faire l’emblème de la mauvaise herbe, au mépris le plus total de ses qualités médicinales, nutritives et gustatives, nous paraît aller très au-delà des besoins publicitaires du produit.
Cette publicité ne vante pas le produit, elle incite à détruire une plante en particulier et véhicule à son sujet un message profondément erroné. Ce n’est plus de la publicité, c’est de la désinformation. Désinformation d’autant plus caractérisée que ce fabricant produit par ailleurs à l’échelle mondiale, des plants génétiquement modifiés pour supporter son propre désherbant.
Au secours, monsieur Larousse, ils sont devenus fous.
Nous ne sommes pas là en marge, dans une considération anodine, mais bien au contraire en plein coeur du sujet. Tous les débats environnementaux s’enracinent dans des problèmes d’information si ce n’est dans l’organisation pure et simple de la désinformation.
Il n’est pas recevable qu’un fabricant s’autorise à désigner à la vindicte populaire une à une les espèces à détruire et à s’arroger le droit, de surcroît par la voie massive de la publicité télévisuelle, d’imposer une vision réductrice et primaire de la biodiversité.
Pissenlit mon ami, tes graines ne sont pas à vendre.
Nous remettons ta défense entre les mains de consommateurs responsables, dont nous espérons qu’ils relaieront ce message et sauront à temps préserver ta place naturelle, celle du symbole d’une nature généreuse et insoumise aux effarantes perspectives tracées par certaines multinationales.
Que ces dernières s’organisent pour qu’on ne puisse pas se mêler de leurs affaires, n’entraînent pas l’obligation d’accepter la diffusion de n’importe quel spot publicitaire. Celui-ci est méprisable, le postulat sur lequel se fonde la démonstration est délétère.
Ce n’est pas la première fois que ce fabricant désigne le pissenlit comme l’ennemi public N°1 des jardins. Aujourd’hui le pissenlit et demain ? Le trèfle, la mûre, la fraise des bois, la girolle ?
A L’HEURE OU PERSONNE NE REMET PLUS EN CAUSE LES IMPERATIVES URGENCES ENVIRONNEMENTALES, NOUS DEMANDONS AU BVP ET AUTORITES COMPETENTES QUE SOIENT INTERDITS TOUT ABUS PUBLICITAIRES, TOUTES PUBLICITES PORTANT ATTEINTE DE FAÇON ARBITRAIRE, A FORTIORI VOLONTAIRE, DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT A L’ENVIRONNEMENT ET EN TOUT ETAT DE CAUSE, QU’UNE ATTENTION PARTICULIERE SOIT PORTEE DANS CE DOMAINE. IL PARAIT EN EFFET BIEN DIFFICILE DE CONCILIER UNE SENSIBILISATION AUX PROBLEMATIQUES ENVIRONNEMENTALES ET UNE DEMARCHE PUBLICITAIRE SOUS-TENDUE PAR LEUR NEGATION.
NOUS DEMANDONS QUE CETTE PUBLICITE QUI INCITE A L’ELIMINATION D’UNE PLANTE COMESTIBLE SOIT INTERDITE.
En attendant que des mesures soient prises dans ce sens : RELAYEZ CE MESSAGE EN PLACANT DES PISSENLITS SUR VOS BLOGS, SUR VOS SITES, et puis METTEZ LE A VOTRE TABLE (sans Round’up).
Ne laissez pas, maintenant, une plante comestible devenir l’emblème d’une nature à abattre.
Mardi 25 mars, 15h11
Le groupe agrochimique américain Monsanto annonce revoir à la hausse ses prévisions pour son exercice fiscal 2008, imputable à une forte demande en maïs et en soja ainsi qu’à un accroissement de la demande en herbicides.
Monsanto évalue son bénéfice par action des activités poursuivies pour l’exercice 2008 entre 3,15 dollars et 3,25 dollars contre une fourchette comprise entre 2,70 dollars et 2,80 dollars auparavant. Le consensus des analystes donne 2,86 dollars.
Son bénéfice brut pour l’activité semences conventionnelles et constructions génétiques issues des biotechnologies (seeds and traits) et devrait se situer entre 3,6 milliards de dollars et 3,7 milliards de dollars pour l’exercice fiscal 2008.
Pour le seul deuxième trimestre, Monsanto prévoit un BPA tiré des opérations poursuivies de 1,75 dollar, bien au-dessus du consensus de Wall Street qui donne 1,36 dollar.
L’action Monsanto gagnait bondissait de plus de 11% en réaction à ces prévisions et gagnait encore 9,5% à 114,22 dollars à 14h08.
Collectif des Faucheurs Volontaires
Millau le 1er mai 2007 Le Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM communique :
La cour de cassation vient de débouter de leur demande 49 faucheurs qui avaient été condamnés à Orléans le 27 juin 2006.
Parmi eux JE Sanchez, ancien porte parole de la Confédération Paysanne, est ainsi condamné à une peine de prison ferme de deux mois, il rejoint José Bové qui lui-même est en attente d’une application de peine de quatre mois de prison ferme et cela pour avoir fauché un épi de maïs transgénique en 2004 ;
Le collectif des faucheurs rappelle qu’il apporte son soutien total à tous les faucheurs (plus d’une centaine) qui sont actuellement condamnés à des peines allant de l’amende à la prison ferme ; depuis 2003 toutes ces personnes ont voulu par des actions symboliques de désobéissance civique tirer la sonnette d’alarme en ce qui concerne la culture des OGM en plein champ que ce soit pour des essais ou des cultures commerciales ; en effet ces cultures présentent actuellement des dangers révélés pour la santé humaine, animale ainsi que pour l’environnement, comme l’ont reconnu les autorités allemandes en interdisant cette année la culture du MON 810.
Pendant que notre nouveau ministre de l’environnement parle d’un éventuel moratoire pour le maïs OGM MON 810 mais sans décision concrète dans l’immédiat, nous apprenons que plusieurs milliers d’hectares de ce maïs sont actuellement semés en France. Ce maïs s’il n’est pas arraché avant floraison va polliniser et causer des dommages irréversibles dans l’environnement dès cette année ;
Le collectif rappelle qu’il reste vigilant et que dès à présent des militants recherchent les parcelles contaminées pour les rendre publiques puisque l’État se défausse de ses responsabilités ;
Nous serons mobilisés pour cette année encore dans les campagnes mais auparavant nous attendons de ce gouvernement qu’il prenne rapidement des dispositions pour arracher les maïs OGM semés et qu’il confine la recherche dans les laboratoires.
Le collectif national des faucheurs volontaires d’OGM
01/06/2007 ORLÉANS, Loiret (Reuters) - La cour de cassation a confirmé le jugement en appel d’Orléans qui avait condamné, en juin 2006, 49 "faucheurs volontaires" ayant détruit une parcelle de maïs génétiquement modifié appartenant à la société américaine Monsanto dans le Loiret en août 2004 et en juillet 2005.
La plupart des faucheurs avaient été condamnés à de la prison avec sursis assortie d’amendes. Seul Jean-Émile Sanchez, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, a été condamné à deux mois de prison ferme.
Tous avaient été relaxés en première instance, le tribunal correctionnel d’Orléans ayant accepté "l’état de nécessité" comme base de leur action.
Deux autres anciens porte-parole de la Confédération ont déjà par le passé été condamnés à de la prison ferme pour arrachage, José Bové et René Riesel.
"On aurait pu espérer la même sagesse que le tribunal de première instance qui nous avait relaxés", a souligné Jean-Émile Sanchez. "Maintenant, la balle est dans le camp des responsables politiques. Nous exigeons de leur part la mise ne place d’un moratoire sur les essais en plein champ, 86% des citoyens français y sont favorables."
Face à une cinquantaine de militants regroupés sur le parvis du palais de justice d’Orléans, le militant syndical a indiqué qu’il allait saisir la cour européenne des Droits de l’homme. Cette saisine n’a pas d’effet suspensif.
"J’attends de voir ce que le juge d’application des peines de Millau va me proposer", a indiqué Jean-Émile Sanchez. "Je suis ouvert à toutes les propositions, exception faite du bracelet électronique", a-t-il ajouté.