La communauté de commune des Trois-Rivières, dont fait parti Montauban, impose à ses administrés une hausse de 650 % sur la partie inter-communalité pour les impôts fonciers 2008.
On se demande bien ce que fait Mme Barèges, elle qui fait partie des élus de l’UMP qui n’ont de cessent d’annoncer des baisses d’impôts ?
Le 8 septembre 2008 viennent d’être condamnés 2 personnes pour avoir capturés une dizaine de hérissons, une espèce protégée. Montant de l’amende : 6000 €.
Le 21 avril 2008, le chasseur qui avait abattu l’ourse Canelle avait été relaxé, alors que l’ours est aussi une espèce protégée et que la mort de cette ourse mettait fin à la lignée Pyrénéenne.
Décision de justice difficile à comprendre, qui ne fait aucune différence entre la disparition définitive d’une espèce et la disparition de quelques individus.
Décision de justice qui va même à l’encontre de toute logique concernant la sauvegarde de la biodiversité.
On ne va quand même pas imaginer que cette justice ait jugé des hommes plutôt que leurs actes, les premiers étant Tziganes et le second non !
Lundi 17 novembre 2008, 10h30.
Descente musclée de la gendarmerie dans les classes.
Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés, accompagnés d’un maître-chien affublé de son animal.
Personne ne dit bonjour, personne ne se présente.
Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe.
Les élèves sont extrêmement surpris.
Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j’insiste, on me fait comprendre qu’il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l’ambiance est lourde, menaçante, j’ouvre une fenêtre qu’un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement.
Le chien court partout, mord le sac d’un jeune à qui l’on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d’un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l’élève de sortir.
Je veux intervenir une nouvelle fois, on m’impose le silence.
Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d’une ironie douteuse fusent.
Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d’une heure.
Une trentaine d’élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d’enlever leurs chaussettes, l’un d’eux se retrouve en caleçon.
Parmi les jeunes, il y a des mineurs.
Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l’élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu’il peut toujours porter plainte.
Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l’hosto ! »
Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes.
J’apprendrais par la suite qu’aucun évènement particulier dans l’établissement ne justifiait une telle descente.
La stupeur, l’effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu’ils dramatisent. Ils m’interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante.
Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l’abattoir sans réagir : l’effet surprise laisse sans voix, l’effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes.
Ensuite, dans la journée, je m’étonne de ne lire l’indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte.
Certains ont même trouvé l’intervention normale, d’autres souhaitable.
Je me dis qu’en 50 ans (dont 20 comme prof), je n’ai jamais vu ça. Que les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l’assaut d’une idéologie dure.
Ce qui m’a frappé, au-delà de l’aspect légal ou illégal de la démarche, c’est l’attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d’une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n’y a que des garçons, les félicitant d’avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n’auraient pas agi autrement.
C’est en France, dans une école, en 2008.
Je me dis que ces gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu’ils devraient être des guides lucides et conscients. Au lieu de ça, investis d’un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, et terrorisent les jeunes.
Aucune version ne peut justifier que l’autorité du prof soit remplacée par la force publique.
Même si les cartables sont bourrés de drogues, et chaque élève porteur d’une license de dealer avec balances poinconnées par la chambre de commerce locale, c’est dans la rue que les policiers doivent opérer.
Ou plutôt dans les aéroports.
mais cela dmande beaucoup plus de professionnalisme.
J’ajoute qu’un chien qui se précipite sur un cartable qui contient de la nourriture n’est pas un chien policier variment dréssé : il doit être éconduit pour manque de formation, qui n’est pas prévue dans cette école.
Quant aux policiers qui se conduisent comme à Dachau, Buchenwald envers des prisonniers, ce ne sont pas des membres de la force publique, mais des voyoux déguisés :
Art. 12 de la déclaration des droits de l’homme, préambule de notre constitution : art. 12 : « La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. »
Ce message est donc une incitation au terrorisme, en niant la constitution et en excusant des voyoux.
Il est condamnable.