Mardi 25 mars, 15h11
Le groupe agrochimique américain Monsanto annonce revoir à la hausse ses prévisions pour son exercice fiscal 2008, imputable à une forte demande en maïs et en soja ainsi qu’à un accroissement de la demande en herbicides.
Monsanto évalue son bénéfice par action des activités poursuivies pour l’exercice 2008 entre 3,15 dollars et 3,25 dollars contre une fourchette comprise entre 2,70 dollars et 2,80 dollars auparavant. Le consensus des analystes donne 2,86 dollars.
Son bénéfice brut pour l’activité semences conventionnelles et constructions génétiques issues des biotechnologies (seeds and traits) et devrait se situer entre 3,6 milliards de dollars et 3,7 milliards de dollars pour l’exercice fiscal 2008.
Pour le seul deuxième trimestre, Monsanto prévoit un BPA tiré des opérations poursuivies de 1,75 dollar, bien au-dessus du consensus de Wall Street qui donne 1,36 dollar.
L’action Monsanto gagnait bondissait de plus de 11% en réaction à ces prévisions et gagnait encore 9,5% à 114,22 dollars à 14h08.
Collectif des Faucheurs Volontaires
Millau le 1er mai 2007 Le Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM communique :
La cour de cassation vient de débouter de leur demande 49 faucheurs qui avaient été condamnés à Orléans le 27 juin 2006.
Parmi eux JE Sanchez, ancien porte parole de la Confédération Paysanne, est ainsi condamné à une peine de prison ferme de deux mois, il rejoint José Bové qui lui-même est en attente d’une application de peine de quatre mois de prison ferme et cela pour avoir fauché un épi de maïs transgénique en 2004 ;
Le collectif des faucheurs rappelle qu’il apporte son soutien total à tous les faucheurs (plus d’une centaine) qui sont actuellement condamnés à des peines allant de l’amende à la prison ferme ; depuis 2003 toutes ces personnes ont voulu par des actions symboliques de désobéissance civique tirer la sonnette d’alarme en ce qui concerne la culture des OGM en plein champ que ce soit pour des essais ou des cultures commerciales ; en effet ces cultures présentent actuellement des dangers révélés pour la santé humaine, animale ainsi que pour l’environnement, comme l’ont reconnu les autorités allemandes en interdisant cette année la culture du MON 810.
Pendant que notre nouveau ministre de l’environnement parle d’un éventuel moratoire pour le maïs OGM MON 810 mais sans décision concrète dans l’immédiat, nous apprenons que plusieurs milliers d’hectares de ce maïs sont actuellement semés en France. Ce maïs s’il n’est pas arraché avant floraison va polliniser et causer des dommages irréversibles dans l’environnement dès cette année ;
Le collectif rappelle qu’il reste vigilant et que dès à présent des militants recherchent les parcelles contaminées pour les rendre publiques puisque l’État se défausse de ses responsabilités ;
Nous serons mobilisés pour cette année encore dans les campagnes mais auparavant nous attendons de ce gouvernement qu’il prenne rapidement des dispositions pour arracher les maïs OGM semés et qu’il confine la recherche dans les laboratoires.
Le collectif national des faucheurs volontaires d’OGM
01/06/2007 ORLÉANS, Loiret (Reuters) - La cour de cassation a confirmé le jugement en appel d’Orléans qui avait condamné, en juin 2006, 49 "faucheurs volontaires" ayant détruit une parcelle de maïs génétiquement modifié appartenant à la société américaine Monsanto dans le Loiret en août 2004 et en juillet 2005.
La plupart des faucheurs avaient été condamnés à de la prison avec sursis assortie d’amendes. Seul Jean-Émile Sanchez, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, a été condamné à deux mois de prison ferme.
Tous avaient été relaxés en première instance, le tribunal correctionnel d’Orléans ayant accepté "l’état de nécessité" comme base de leur action.
Deux autres anciens porte-parole de la Confédération ont déjà par le passé été condamnés à de la prison ferme pour arrachage, José Bové et René Riesel.
"On aurait pu espérer la même sagesse que le tribunal de première instance qui nous avait relaxés", a souligné Jean-Émile Sanchez. "Maintenant, la balle est dans le camp des responsables politiques. Nous exigeons de leur part la mise ne place d’un moratoire sur les essais en plein champ, 86% des citoyens français y sont favorables."
Face à une cinquantaine de militants regroupés sur le parvis du palais de justice d’Orléans, le militant syndical a indiqué qu’il allait saisir la cour européenne des Droits de l’homme. Cette saisine n’a pas d’effet suspensif.
"J’attends de voir ce que le juge d’application des peines de Millau va me proposer", a indiqué Jean-Émile Sanchez. "Je suis ouvert à toutes les propositions, exception faite du bracelet électronique", a-t-il ajouté.